La problématique de l’assurance emprunteur lors de l’achat d’un bien immobilier

L’obtention d’un crédit immobilier est conditionnée par plusieurs critères parmi lesquels figure la souscription à une assurance emprunteur. Certes, celle-ci n’est pas légalement obligatoire, mais il est difficile de recevoir l’accord des banques en son absence. Quelles sont alors les principales particularités de cette assurance emprunteur ?

La problématique de l’assurance emprunteur lors de l’achat d’un bien immobilier

Assurance emprunteur : un prix qui pèse sur le coût total du crédit

Le coût total d’un crédit immobilier ne comporte pas uniquement le capital emprunté et les intérêts. Il inclut divers frais annexes pour ne citer que les frais de dossier, les frais de notaire, les frais de garanties ainsi que l’assurance emprunteur. Cette dernière a pour vocation de garantir le remboursement du crédit si l’emprunteur n’est plus en mesure de le faire. L’assurance prend ainsi le relais et s’occupe de solder le prêt à la place de l’assuré. Elle comporte plusieurs garanties : le décès, l’Invalidité Permanente Totale ou Partielle, la Perte Totale et Irréversible d’Autonomie, l’Incapacité Temporaire de Travail ou encore le chômage. Ce dispositif assuranciel est relativement problématique pour un emprunteur, car il pèse sur le montant total du prêt. Or, ne pas y souscrire, c’est prendre le risque de ne pas obtenir son crédit immobilier. En général, l’assurance représente entre 0,04% et 0,65% du capital. Son coût dépend de l’âge de l’emprunteur, du risque encouru, du capital emprunté ainsi que de la durée de remboursement. Comme cette couverture peut-être assez chère, il est conseillé de faire des simulations en ligne et ainsi assurer son crédit immo au meilleur prix.

L’obtention d’une assurance emprunteur n’est pas automatique

Une autre facette négative de l’assurance emprunteur concerne son obtention qui n’est pas automatique. Certaines limites sont imposées notamment concernant la garantie Perte Totale et Irréversible d’Autonomie. En effet, celle-ci ne fonctionne plus entre 65 ans et 80 ans, car les assureurs estiment que les risques de perte d’autonomie sont très élevés au-delà de cette fourchette. Un questionnaire de santé devra être rempli systématiquement avant accord de l’assureur pour déterminer le niveau de risque. Un emprunteur malade aura beaucoup de difficultés à obtenir une assurance et donc, un crédit immobilier. L’assureur peut appliquer une surprime élevée par exemple. Si aucune compagnie d’assurance n’accepte de couvrir le demandeur, ce dernier peut s’en référer à la Convention Aeras qui a été mise en place pour simplifier l’accès aux emprunts bancaires aux personnes présentant des problèmes de santé.

La question du contrat de groupe ou délégation d’assurance

Un point important à savoir sur l’assurance emprunteur : il n’est plus obligatoire de souscrire au contrat de groupe proposé par les banques (voir ces dossiers). Depuis la mise en vigueur de la loi Lagarde en 2010, un emprunteur a librement le choix de choisir son assurance individuelle auprès d’un autre organisme indépendant. Certes, les contrats de groupe des banques sont avantageux puisqu’ils offrent des formalités d’adhésion simples et des couvertures d’assez bonne qualité. Cependant, rien ne vaut les contrats personnalisés selon chaque profil, d’où l’intérêt de miser sur les assurances individuelles. Cela permet d’inclure des garanties utiles et d’en supprimer d’autres, inutiles. Une option qui n’est pas toujours possible avec les contrats des banques. Cette personnalisation de l’offre permet entre autres de faire baisser le prix.

Écrit par Clara le dans Côté finance

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